La température de surface de Vénus est infernale, assez chaude pour faire fondre le plomb, mais on ne s’attend pas à ce que les scientifiques réclament à cor et à cri l’envoi d’humains sur cette planète ardente.

Sans compter l’écrasante pression atmosphérique et les nuages d’acide sulfurique présents dans son atmosphère, qui rendent sa surface totalement inhabitable.

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Pourtant, selon un rapport du Guardian, un groupe d’experts de l’espace fait campagne pour détourner l’attention de l’exploration humaine de Mars vers l’envoi d’une mission avec équipage vers notre plus proche voisine, Vénus.

Les arguments en faveur d’un survol de Vénus avec équipage

Le groupe a présenté ses arguments lors du Congrès international d’astronautique (IAC) à Paris la semaine dernière. Selon eux, Vénus étant nettement plus proche de la Terre que Mars, une mission avec équipage sur Vénus pourrait être menée à bien en une fraction du temps et fournirait des données précieuses pour les futures missions martiennes.

Une mission aller-retour vers Vénus serait réalisable en un an environ, tandis qu’une mission aller-retour vers Mars pourrait prendre environ trois ans au total.

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Une mission Vénus avec équipage aurait donc l’avantage de permettre aux scientifiques et aux astronautes d’en apprendre davantage sur les effets d’une exploration prolongée de l’espace profond sur le corps humain en une fraction du temps. L’inconvénient est que les humains ne seraient pas en mesure d’atterrir sur Vénus, et qu’ils effectueraient simplement un survol avec équipage.

Cependant, un survol serait également très utile d’un point de vue scientifique, car les scientifiques pensent que nous pourrions trouver une vie microbienne dans les nuages de Vénus. Les planétologues veulent aussi savoir comment une planète que l’on croyait autrefois si semblable à la Terre est devenue le brasier infernal qu’elle est aujourd’hui.

En fait, l’entreprise spatiale privée Rocket Lab travaille sur un projet autofinancé visant à envoyer un vaisseau spatial sur Vénus afin d’enquêter Elle prévoit de lancer sa mission sans équipage l’année prochaine. Si tout se passe comme prévu, elle deviendra la première entreprise spatiale privée à atteindre une autre planète, devançant ainsi SpaceX. La NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA) travaillent également à des missions vers notre plus proche voisine.

Rencontre avec la déesse

Les scientifiques du groupe de campagne ont discuté des avantages d’aller sur Vénus lors de l’IAC.

« Vénus a mauvaise réputation parce que l’environnement de surface y est très difficile. Le paradigme actuel de la Nasa va de la lune à Mars. Nous essayons d’argumenter en faveur de Vénus en tant que cible supplémentaire sur cette voie », a déclaré le Dr. Noam Izenberg, du laboratoire de physique appliquée de l’université Johns Hopkins.

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Izenberg a ajouté que, bien que Vénus soit dans la direction opposée à Mars, un survol de la planète par un équipage permettrait au vaisseau spatial d’effectuer une assistance gravitationnelle, réduisant potentiellement le temps de voyage vers Mars. De cette manière, un voyage en équipage vers Vénus pourrait être intégré à une mission vers la planète rouge.

Le professeur de l’Université Johns Hopkins a concédé qu’une mission de survol de Vénus « n’a pas encore d’attrait », bien que certaines voix au sein de la NASA commencent à se rallier à leur cause, notamment l’économiste en chef de la NASA, Alexander Macdonald, qui a dirigé la session du panel de l’IAC. En fait, Izenberg et Macdonald viennent de coécrire un article intitulé « Meeting with the Goddess », qui présente les arguments en faveur de l’envoi d’humains sur Vénus avant qu’ils ne touchent la planète rouge pour la première fois, afin de faire de nous une espèce extraplanétaire.

SOURCE

Image:interestingengineering.com